Cercle de littérature: Camus suite le dimanche 02 Mars à 16h00

 E si le plus grand critique de Camus était Camus lui-même?
Le Camus humaniste, avocat des grandes causes, défenseur de la veuve et de l'orphelin, Camus ne lui a-t-il pas réglé son compte dans un petit livre vertigineux, La Chute (1956), qui prend le contre-pied des bons sentiments de La Peste (1947)?
Le thème de ce court roman est la vraie-fausse confession d'un avocat parisien déchu qui, du bar d'Amsterdam où il a échoué, se qualifie lui-même de «juge-pénitent». Ce qu'il décrit avec une lucidité grinçante, c'est la bonne conscience d'une élite parisienne qui est toujours du bon côté du manche.
Il suffit de suivre l'actualité seulement d'une oreille distraite pour comprendre la portée saisissante de ce texte. Les bûchers médiatiques s'allument pour un rien, réclament de plus en plus de victimes… et, parfois, même au sein du monde littéraire s'abat, sur un auteur, une fatwa.
«J'avais une spécialité: les nobles causes», confie Jean-Baptiste Clamence, le narrateur. «On aurait cru vraiment que la justice couchait avec moi tous les soirs…» Cet avocat repu de lui-même prend la défense des criminels, «à la seule condition qu'ils fussent de bons meurtriers, comme d'autres sont de bons sauvages»… Mais «je n'étais du côté des coupables, des accusés, que dans la mesure exacte où leur faute ne me causait aucun dommage». (citations du Figaro le 23 octobre 2013)
Camus aurait cent ans au mois de novembre 2013, il a présenté au moyen de l'allégorie toutes les faces du mal absurde qui surprend l'humanité : guerres, fascismes, fléaux, calamités, catastrophes. C'est pourquoi son oeuvre touche toujours nos coeurs jusqu’à aujourd’hui.
Inscriptions, renseignements et coordination auprès de  Gaby Kleist: hg.kleist@gmx.de qui vous remercie d’apporter une contribution à la collation.

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